11 septembre 2014
Maison Bigallet

La journée du 11 septembre débuta par la visite de la fabrique de sirops BIGALLET à Panissage. L’entreprise a été fondée à Lyon en 1872 par Félix Bigallet,inventeur de la citronade. Cette société familiale perpétue l’art de fabriquer sirops et liqueurs à base de fruits et de plantes avec les mêmes procédés.
Durant notre visite, une partie du personnel, était occupée à la mise en bouteille du génépi, liqueur obtenue après macération et distillation de brins de génépi. Le génépi étant une plante protégée, la liqueur est obtenue à partir de plants de génépi cultivés en altitude dans les Alpes.
Bon nombre d’entre nous ont découvert que la grenadine n’était pas fabriquée à partir du fruit du grenadier mais à partir de fruits rouges de vanille et de citron.
Actuellement la société Bigallet produit environ une cinquantaine de sirops différents ainsi que des liqueurs et des vins aromatisés.
Après passage à la boutique, pour faire quelques provisions, nous avons rejoint le restaurant « La Guinguette » pour le déjeuner.
Le peintre hollandais Johan Barthold Jongkind
A l’issue du repas Louis Fournier, résidant de Virieu sur Bourbre, nous emmena sur les pas du peintre hollandais Johan Barthold JONGKIND (1819-1891) arrivé à la gare de CHABONS, un jour d’août 1873. En fait, Jongkind vient rendre visite à Jules Fesser, le fils de sa compagne Joséphine Fesser, elle-même artiste peintre. Jongkind passera les étés de 1873 à 1877 dans une maisonnette qui domine le château de Pupetières, près du village de Virieu. Dès les premiers beaux jours, celui qu’on appelle « le Père Jonquille » arpente la vallée de la Bourbre et plante son chevalet au fil des sentiers et de son inspiration.


Cinq ans plus tard, en août 1878, Jongkind s’installe à La Côte-Saint-André, dans la propriété Villa Beau-Séjour nouvellement acquise par Jules Fesser, qui y aménage un atelier pour sa mère et pour le peintre. Commence alors une nouvelle période, fertile en créations, durant laquelle Jongkind réalise principalement des aquarelles sur La Côte-Saint-André et sa région.

Bien que Jongkind retourne régulièrement à Paris à la mauvaise saison, il devient un enfant adoptif de la région, se désignant lui-même comme un « paysan dauphinois ». La centaine d’œuvres qu’il y réalise témoigne de la séduction opérée par ces paysages vallonnés sur un précurseur de l’impressionnisme. Il décède dans la région le 9 février 1891 et sera enterré au cimetière de La Côte-Saint-André, où Joséphine le rejoindra quelques mois plus tard.
Michel Travail