Musée des Confluences

mardi 22 mars 2016

Inauguré fin 2014, c’est le grand projet de Lyon. A l’extrémité de la presqu’île, le musée ressemble à un vaisseau spatial de verre et d’acier surgissant des eaux. Massif, le musée s’apprécie mieux de l’intérieur baigné de lumière ou depuis la terrasse qui surplombe la confluence. On entre par le Cristal, espace monumental dont l’armature de verre s’élève à 33 m sans qu’un boulon ne soit visible à l’œil nu. Sa spécificité, c’est le puits de gravité, qui porte la structure du musée. C’est via les passerelles qu’on accède au « Nuage » d’inox, qui abrite expositions temporaires et permanentes.

Nous nous intéressons aujourd’hui aux expositions permanentes commentées par le guide du musée.

  • Dans le 1er espace, consacré aux Origines, 3 femmes ayant coexisté il y a 25 000 ans accueillent les visiteurs. Des bestiaux impressionnants tels que le camarasaurus, un dinosaure vieux de 155 millions d’années, le mammouth de Choulans, la sculpture inuit « Création du monde », des ammonites disparues il y a des millions d’années et retrouvées dans la région.
  • On poursuit avec les Espèces dans un immense espace qui regroupe momies animales, arts primitifs et animaux naturalisés. Et la vitrine sur les insectes forme un véritable tableau.

Coup de projecteur sur les espèces disparues, dont le fameux dodo de l’île Maurice. Quelle est la place de l’Homme au sein du monde vivant ?

  • En face, la salle sur les Sociétés s’articule autour de 3 pôles : organiser, échanger, créer.

Cet espace propose des histoires d’ici et d’ailleurs, du passé et du présent autour des questions de la structuration des sociétés, des échanges et de la création. De nombreuses pièces telles qu’un métier à tisser, une voiture Berliet de 1908, des objets domestiques tels les téléphones 80’s et Cocotte-Minute Seb. Mais aussi un accélérateur de particules (1958) et la création la plus récente : une robe de mariée Brochier réalisée en fibre optique.

  • Le rapport de l’homme à la mort abordé dans la salle Eternités, fait voyager. Au Pérou, avec le corps momifié d’une femme en train de tisser. Parmi les pièces remarquables, un impressionnant masque végétal du Mato-Grosso, les « hommes barbus », des statues en pierre vieilles de 3 000 ans retrouvées dans des tombes égyptiennes et dont la barbe symbolise le pouvoir. Sépultures, sarcophages, statuettes et sculpture se partagent l’espace.

Puis nous quittons cette ancienne zone industrielle reconvertie dont c’est actuellement l’un des plus grands chantiers européens pour nous restaurer au « Petit Bugey ».