De la place Bellecour à la place Carnot – Ainay

22 mai 2016

Rendez-vous à côté de l’immense statue de Louis XIV pour flâner dans les rues avec notre guide Nicolas Jacquet.

La place Bellecour

la Bella Curtis fut tracée au début du 18ème siècle sous Louis XIV sur d’anciens jardins potagers, propriété de l’Abbaye d’Ainay. Cette place devint la porte d’entrée monumentale de la cité où l’on accédait en bateau depuis les ports de la Saône ou en carrosse par le pont de la Guillotière. Dans une ville si densément peuplée, cette immense place était une marque d’ostentation et de fierté. Lyon, coupable d’insurrections proroyalistes en 1793, les révolutionnaires s’acharnèrent sur la place « Lyon fit la guerre à la liberté, Lyon n’est plus ».

Ainsi les belles façades du 18ème siècle furent abattues et reconstruites dans la rigueur et la simplicité du nouveau régime républicain.

La place Antonin Poncet

Sur la place nous pouvons observer le mémorial lyonnais du génocide arménien, le clocher de la chapelle de l’hôpital de la Charité du 18ème siècle, ancien hospice pour mendiants, mères célibataires, et enfants abandonnés, et le vaste hôtel de la Poste, d’un style Art déco des années 1930.

Puis nous sommes à la recherche des hôtels particuliers du 18ème siècle à vaste cour d’honneur et jardin situés rue A. Comte, rue de la Charité. Ce sont l’hôtel de Varey, l’hôtel de Lacroix-Laval, l’hôtel de Villeroy qui abrite le musée des Tissus et des Arts décoratifs.

La place Carnot

Au bout de la presqu’île, la place Carnot se situe à côté de la gare de Perrache. Cette place s’ouvrait jusqu’en 1976 sur le Cours Verdun, belle artère qui servait de lieu de promenade. Pendant le 1er Empire, la place était dénommée place des Victoires. Sa dénomination a ensuite évolué en fonction des régimes politiques. Le nom de place Carnot lui a été officiellement attribué en 1889 en l’honneur du général Lazare Carnot. Son petit-fils Sadi Carnot est venu à Lyon la même année pour inaugurer sur cette place la statue de la République. Malgré l’échangeur routier de Perrache et l’autoroute, elle garde néanmoins ses beaux immeubles, sa verdure, ses cafés.

Et au dernier étage du Centre d’Echanges de Perrache, un lieu unique : les jardins suspendus de Perrache, espace dallé avec des plantes vivaces et des jardins familiaux. C’est une découverte de Lyon sous un autre angle.

Après une visite de 2h30, nous déjeunons au restaurant « le poêlon d’or » rue des Remparts d’Ainay.

La basilique Saint Martin d’Ainay

C’est tout ce qui subsiste d’un vaste monastère dédié à St Martin dès le 9ème siècle. Cette abbaye bénédictine connut son heure de gloire entre les 12ème et 14ème siècles à tel point que l’abbaye a possédé jusqu’à 72 églises dans le diocèse et au-delà. Papes et rois y séjournèrent régulièrement, les calvinistes la saccagèrent en 1562 et la Révolution la réduisit à ses dimensions actuelles. Elle est à nouveau ouverte aux fidèles en 1802 ; elle est classée Monument Historique en 1844 et subit au cours du 19ème siècle de nombreuses restaurations et transformations ; elle est élevée au rang de Basilique en 1905. La façade conserve ses contours romans. Les blocs de pierre de la partie basse sont, comme la cathédrale, des remplois d’anciens monuments romains de Fourvière. Originellement, les parties latérales n’existaient pas et le clocher était donc avancé. Si le porche a été remanié, le reste des arcades est d’origine. A l’intérieur, l’essentiel de la décoration est concentré dans le chœur à part quelques chapiteaux romans sur les côtés.