Sortie à Dijon

mardi 22 novembre 2016

C’est sous une pluie battante que nous arrivons à Dijon. Nous avons rendez-vous avec notre guide à la chartreuse de Champmol ce matin-là.

La chartreuse de Champmol

Fondée par Philippe le Hardi en 1385 aux portes de Dijon, elle fut l’un des chantiers artistiques les plus brillants de la fin du Moyen Age. Sa suppression à la Révolution a entraîné la dispersion des richesses accumulées au cours du temps. Certaines œuvres ont été acquises par les plus grands musées du monde, mais la plupart sont conservés à Dijon. Restent visibles in situ : le portail de l’église et le Puits de Moïse.

Le portail de l’église, œuvre de Claus Sluter, était l’entrée principale de l’église de la chartreuse. Il est formé d’arcs moulurés surmontant un tympan nu décoré de deux arcs trilobés au-dessus des portes. Dans ce cadre prennent place cinq statues sur des consoles et sous des dais : la Vierge à l’Enfant au centre, Philippe le Hardi présenté par Jean-Baptiste à gauche, Marguerite de Flandre présentée par Ste Catherine à droite. Le mouvement et la vraisemblance des visages, des corps et des drapés renforcent l’impression de réalité. Les tombeaux des ducs de Bourgogne se trouvaient dans le chœur de l’église de Champmol jusqu’à la vente de la chartreuse comme bien national en 1792 ; puis transférés à Saint-Bénigne puis restaurés et remontés dans la salle des gardes du palais des ducs, alors affectée au musée.

Au centre du grand cloître de la chartreuse, érigé au milieu d’un bassin, se trouve le calvaire. Le génie de Sluter est d’avoir combiné les deux éléments en un seul monument : un piédestal sommé d’un calvaire. Le Puits de Moïse est le piédestal de ce calvaire ; il s’agit d’une pile hexagonale dont la hauteur totale avoisine sept mètres. Reposant sur des consoles à motifs végétaux tous différents, six statues représentent des prophètes de l’Ancien Testament – Moïse, Isaïe, Daniel, Zacharie, Jérémie et David. Sur la corniche du piédestal, six anges individualisés pleurent la Passion. Au-dessus, la terrasse rocheuse symbolisant le Golgotha soutenait un calvaire qui comprenait le Christ en croix entouré de la Vierge, st Jean et Marie-Madeleine ; ces statues ont disparu sans doute à la suite l’effondrement du toit. L’œuvre a été sculptée de 1395 à 1405. Elle a été restaurée en 1842, en 1946 puis de 2001 à 2003, laissant apparaître la richesse exceptionnelle de la polychromie et la complexité de sa mise en œuvre.

La chartreuse est devenue un centre hospitalier spécialisé.

la maison Millière

Puis nous retournons au centre de Dijon pour déjeuner à la Maison Millière, classée monument historique où a été tourné une partie du film « Cyrano de Bergerac » de J.P. Rappeneau avec G. Depardieu.

Centre ville de Dijon

Nous suivons le parcours de la Chouette, petite chouette en pierre sculptée sur un contrefort de l’église Notre-Dame et elle nous mène tout d’abord à l’hôtel de Vogüé, hôtel particulier du 17ème siècle dont le portique à riche décoration Renaissance ouvre sur la cour intérieure. Puis ce sont les halles centrales de Dijon en architecture métallique bâties de 1873 à 1875 par les Fonderies et ateliers de construction de Fourchambault.

l’hôtel de Vogüé

Le Palais des ducs et des Etats de Bourgogne est un ensemble comprenant le palais ducal de style gothique, la tour de Philippe le Bon, la place royale, aujourd’hui place de la Libération. Cet ensemble abrite aujourd’hui l’hôtel de ville et le musée des Beaux-Arts. Au centre ville de Dijon, la place François-Rude, sculpteur, représente un vigneron foulant le raisin dans une cuve.

En tant qu’ancienne capitale de Bourgogne, Dijon possède un patrimoine très riche et nous offre bien plus que la moutarde…