le 13 novembre 2018
La verrerie
C’est la dernière verrerie en France qui fabrique des verres soufflés à la bouche et étirés. En Europe il ne reste que deux autres verreries de ce type l’une en Allemagne et l’autre en Pologne.
Créée en 1826, la Verrerie de Saint-Just est, depuis 1921, une filiale du groupe Saint-Gobain et détient encore ce savoir- faire ancestral.
À l’origine, la Verrerie produisait des flacons et bouteilles en verre en utilisant le sable de la Loire comme matériau tandis que le charbon des mines voisines de Saint-Étienne fournissait l’énergie nécessaire aux fours à fusion. Les bouteilles sont alors fabriquées par la technique du soufflage du verre au moyen d’une canne creuse.
Puis vient la fabrication de verres plats pour fenêtres, vitraux, etc, c’est La technique du verre soufflé en manchon.
Les plaques de verre font environ 1m² et une épaisseur d’environ 2/3 mm d’épaisseur. Plusieurs étapes, faites par plusieurs personnes suivant les compétences. Le travail étant très physique 2 à 3 personnes se relaient pour faire une plaque.
Le cueilleur prend une boule de verre en fusion (1300°) au bout de sa canne creuse.
Le souffleur commence par souffler une bulle cylindrique qu’il agrandit en soufflant et en la tournant dans un bac métallique. Un autre verrier va étirer cette bulle en la balançant dans une fosse afin d’en faire un manchon. Lorsque ce dernier est à la bonne longueur il est coupé aux deux extrémités pour faire un cylindre qui sera désolidarisé de la canne pour être mis à refroidir.
Ensuite le fendeur fera une fente sur toute la longueur du cylindre afin de l’ouvrir. Celui-ci est ensuite placé par l’étendeur dans un four de recuisson pour être complètement déroulé à l’aide d’une raclette en bois de tilleul et ainsi former une feuille à peu près rectangulaire. La feuille est alors contrôlée et les bords découpés. La verrerie a fourni les vitraux prestigieux d’un grand nombre de monuments en France et à l’étranger. Citons les vitraux Marc Chagall à Reims, Henri Matisse à Vence, mais aussi Fernand Léger à Caracas, Georges Braque à Varangéville-sur-Mer, etc …
Le musée du chapeau
Après un bon repas, nous nous rendons au Musée du Chapeau à Chazelles.
Chazelles a connu plusieurs siècles de prospérité grâce à la chapellerie de feutre de poil – lapin domestique, garenne et lièvre. En 1930 il y avait 28 usines et 2 500 ouvriers. En 1997 la dernière fabrique a fermé et le feutre n’est plus fabriqué sur place. Le Musée est devenu un atelier-musée, il s’attache à la conservation de la mémoire chapelière et à la sauvegarde active des savoir-faire.
En 1992 : mise en place d’un centre de formation pour transmettre le savoir-faire en mode-chapellerie et ainsi pallier la faiblesse de l’offre en Europe.
En 1998 : création d’un poste de chapelier-modiste pour conserver activement le savoir-faire et mise en place d’un atelier de production intégré au musée.
Le Musée présente les étapes de fabrication du chapeau à partir du poil de lapin avec machines en fonctionnement et démonstration de mise en forme d’un chapeau, les métiers associés : modiste, formier, plumassier, chapelier détaillant, doreur. L’exposition de la galerie mode permet d’explorer les chapeaux dans l’histoire depuis le Moyen-Age jusqu’aux créations de haute-couture : plus de 400 couvre-chefs sont exposés dont les modèles de Jean Paul Gaultier, Yves Saint Laurent, Pierre Cardin, Paco Rabanne, Hermès,… et à la sortie vous pouvez repartir chapeauté. Les chapeaux vendus au Musée sont fabriqués avec du feutre venant de l’étranger mais confectionnés à l’atelier du Musée.

le musée du chapeau 
la verrerie