circuit Theizé – Oingt – Theizé, le jeudi 20 octobre 2022
Ce jour-là à THEIZE, les dieux sont contre nous et cette matinée d’automne commence sous une pluie battante. Nous sommes déjà bien mouillés avant de partir.
Certains déclarent forfait, d’autres ratent le départ mais les plus courageux sont bien là prêt à affronter cette dure épreuve qui les attend.

Nous partons pessimistes, en silence pas très convaincus d’avoir pris la bonne décision, mais espérant que cela ne dure pas et qu’un miracle vienne nous sauver…. Heureusement, nous avons le plaisir de nous revoir et d’échanger entre nous, oubliant la pluie.
Après quelques minutes de marche, l’incroyable se produit, la pluie cesse et nous voyons enfin le soleil. Un soleil bien timide pointe ses quelques rayons qui nous redonnent le moral et réchauffent nos doigts de pieds bien humides.
La première partie du parcours, la plus difficile, nous amène dans l’un des plus beaux villages de France : OINGT, village typique au cœur du Beaujolais des Pierres Dorées. (photo d’en-tête)
Après une petite pause-café où nous rejoignent nos deux retardataires, nous reprenons, regaillardis, notre parcours en direction de THEIZE. Nous longeons une ligne de crêtes, donnant par beau temps, un panorama exceptionnel sur la plaine de l’Ain, les méandres de la Saône jusqu’à MACON et le BUGEY avec sa centrale (où certains ont œuvré pendant des années). Mais la visibilité n’étant pas au rendez vous, la pause est écourtée et nous reprenons notre chemin. Nous terminons notre boucle de 9 km avec une avance confortable sur l’horaire, ce qui nous permet de nous changer sans précipitation avant d’aller au restaurant « La Feuillée » réputé pour sa cuisine familiale et son ambiance conviviale.
Après le déjeuner, vous nous rendons à l’entrée de THEIZE pour la visite du
CHATEAU DE RAPETOUR, un château plein de surprises.
Le château, peu connu, bien que classé monument historique depuis 1989, nous dévoile son histoire et ses petits secrets grâce aux explications de notre guide, le propriétaire, Mr Dhenain.

C’est une maison forte du XIIIᵉ siècle, quadrangulaire et flanqué à l’angle Est d’une tour ronde et à l’angle Nord d’une tour quadrangulaire. Dans la cour intérieure, sur trois niveaux, on découvre une exceptionnelle galerie à l’italienne datée de 1553 reposant sur des voûtes en pierre dorée. La galerie est ornée des blasons de différents propriétaires et de sculptures de visages et desservie par deux tourelles d’escalier à vis.
Rapetour a failli disparaître faute de soins apportés au cours des deux derniers siècles. Fort heureusement il a été sauvé grâce à une chaîne de passionnés et vit une véritable renaissance depuis 1990.
Le château produit sur ses vignes adjacentes un beaujolais rouge dénommé château Rapetour (avis aux amateurs).
Camille Sanchis
« Pluie du matin n’arrête pas le pèlerin »