du 17 au 24 septembre 2024
30 personnes de 3AFL arrivent à l’aéroport de Dublin accueillies par Jasmine, une Française de Saint-Emilion qui a choisi, depuis 17 ans, de vivre en Irlande.
Il fait beau, le ciel est bleu. Après une nuit à l’hôtel, nous partons à la découverte de Dublin, la culturelle, la festive. La culturelle, au cœur de la capitale, Trinity College, campus fondé en 1592 par Elisabeth 1ère, prestigieuse université réservée aux anglicans jusqu’en 1873. Sa bibliothèque, l’Old Library, conserve le célèbre Book of Kells qui compte parmi les plus beaux manuscrits enluminés du Moyen-Age occidental. La Long Room expose 200 000 volumes anciens, une harpe irlandaise du 15ème, l’affiche de 1916 proclamant la république d’Irlande.



Et Dublin, la festive. La brasserie Guiness. Etablie depuis 1759 sur 24 ha, elle consacre ses constructions anciennes à un musée high-tech et ultratouristique. Une pinte est offerte au bar panoramique et la superbe vue qu’il dévoile sur la ville nous console de ce grand spot publicitaire.


Le site monastique de Clonmacnoise, site fondé au 6ème siècle qui rassemble, dans une douce prairie et au bord du Shannon, deux tours rondes, plus de 600 pierres tombales, trois croix celtiques. Fondé par st Kieran en 545, au carrefour des routes principales du cœur de l’île, il fut un grand foyer des arts et de la littérature insulaires.


Athlone, petite ville paisible sur les rives du Shannon possède le pub qui serait le plus vieux pub d’Irlande, le Sean’s bar. L’intérieur est surprenant. Comme il fait beau, nous nous retrouvons dehors pour une bière ou un jus de cranberry.

L’Ouest et le Nord-Ouest :
Le Connemara est, sans doute, la région la plus romantique d’Irlande. La presqu’île est cernée par les baies de Galway et Killary. Des montagnes, des lacs, des tourbières, des landes, ce sont toutes les nuances de vert, de brun qui se déclinent. Aucun sentier de grande randonnée à cause des tourbières où l’on risque de s’enliser !


Entre massifs de rhododendrons et de fuchsias, se détache au bord d’un lac tranquille, le château néogothique de Kylemore, bâti dans les années 1860 par un riche négociant de Liverpool et son épouse irlandaise. Depuis 1920, Kylemore est occupé par une communauté de bénédictines et par un pensionnat de jeunes filles.


C’est à Galway que nous naviguons sur le Corrib, belle balade avec beaucoup d’anecdotes sur l’histoire de la ville. Deux surprises : préparation, dégustation d’Irish Coffee et démonstration de danse irlandaise. La chanson « Les lacs du Connemara » est reprise à tue-tête sur le bateau par quelques-unes d’entre nous.




Puis nous nous dirigeons vers le parc national du Burren, région grise et pelée, vaste plateau de pierres fendillées en tous sens, où seule une végétation rase parvient à se tapir. Si ce milieu semble inhospitalier, la flore est d’une grande richesse, des espèces méditerranéennes, alpines et même arctiques prospèrent dans les fissures, ce qui attire les botanistes du monde entier. On y découvre le superbe dolmen de Poulnabrone, le mégalithe le plus célèbre de la région, âgé de plus de 5800 ans qui servait d’autel funéraire.

A l’ouest du Burren, les falaises de Moher, vertigineuses falaises de grès et de schiste noir de 8 km plongent dans l’Atlantique en un à-pic de 200 m ! Comme le temps était clair, on a pu apercevoir les îles d’Aran.

Le Sud-Ouest :
La péninsule de Dingle, la plus septentrionale des presqu’îles, est un vrai morceau de beauté sauvage. Une chaine de montagne aride et des collines rocheuses tombent brutalement dans la mer. Des points de vue magnifiques sur les Blasket Islands à Slea Head. Nous nous arrêtons à Dingle, adorable petit port de pêche, bien abrité au fond de la baie. C’est une petite ville très animée avec ses maisons basses colorées. Puis départ pour Tralee, ville-carrefour, la plus grosse agglomération du Kerry. Après le dîner, nous nous rendons au Kingdom Greyhound Stadium pour assister et parier aux courses de lévriers. Attention ! Les courses en elle-même sont ultra-rapides. Chouette ambiance, on a parié, certains ont gagné, les autres ont perdu.

Le lendemain, départ pour l’anneau du Kerry. La route longe un littoral découpé et dentelé, creusé de golfes, de criques. Nous nous arrêtons pour assister à une démonstration du travail des chiens de berger. Djingo, le Border Collie est chargé de rabattre et rassembler les moutons selon les ordres de son maître. Il se déplace tête basse, comme prêt à bondir et fixe les moutons sans agressivité. La durée de sa formation est d’environ 3 ans. Puis dégustation de scones avec crème, confiture, thé.
Waterville, station balnéaire, sa plage de galets, son golf, était prisée par Charlie Chaplin.
Sur la place principale de Sneem, charmant village aux belles maisons de couleurs vives, une stèle rappelle la visite d’un certain général de Gaulle en 1969.
Le parc national de Killarney, classé réserve de la biosphère par l’Unesco, s’étend sur 10289 ha. Des lacs, des monts, des landes, des tourbières, des forêts il est un paradis pour les randonneurs. A l’intérieur du parc, on peut admirer une élégante demeure de style néo-Tudor remise au goût du jour pour la venue de la reine Victoria.


Le Sud :
A côté de la ville de Cork, troisième ville irlandaise, après Dublin et Belfast, se trouve Cobh, longtemps le plus grand port transatlantique d’Irlande : 2,5 millions d’émigrants y embarquèrent à destination des Amériques, de l’Australie de 1848 à 1950.
The Titanic Experience : « l’insubmersible » virtuellement remis à flot dans les anciens locaux de la White Star Line. C’est ici, lors de sa dernière escale, qu’embarquèrent, le 11 avril 1912 à 11h30, essentiellement en 3è classe, 123 des malheureux passagers du mythique paquebot qui n’atteindra jamais New-York. Grâce aux vidéos, hologrammes, nous pouvons revivre l’épopée.



On ne peut pas quitter l’Irlande sans avoir goûté au whiskey. Ce sera chose faite en visitant la distillerie Jameson à Midleton, fondée en 1825 par les frères Murphy. Après avoir suivi tout le processus de fabrication et examiné le plus grand alambic du monde, la visite s’achève par une dégustation de la gamme complète !

En un mot, nous nous sommes laissés envoûter par la Belle Emeraude !
Martine Fumex