jeudi 20 mars 2025
POMPEI, avant le funeste jour de l’éruption du Vésuve
Ce jeudi 20 mars 2025, nous avons découvert la vie quotidienne des habitants de Pompéi et plongé au cœur de la catastrophe qui a frappé il y a près de 2000 ans la ville romaine. L’exposition a lieu à la Sucrière à Lyon ; notre guide nous fera vivre cet évènement.
Ornant la baie de Naples, le Vésuve a détruit le 24 Août en l’an 79 après J.-C., les cités romaines de Pompéi et Herculanum. Aujourd’hui il représente un réel danger pour les zones habitées de la Campanie qu’il domine (1282 m).
En 79, Pompéi est alors un vaste chantier : grues et échafaudages l’encombrent. Il faut reconstruire les habitations et les édifices détruits 17 ans auparavant.
Ce 24 Août, la journée commence normalement à Pompéi. L’exposition dévoile une ville en pleine activité où chacun s’affaire : artisans, agriculteurs, architectes, médecins, géomètres, maçons, fondeurs de métaux, éleveurs. Une cité vibrante, animée, bien vivante…On y découvre même un « fast food » ou « snack bar » appelé à cette époque « Thermopolium«
Ce n’est que vers 13h, alors que le bouchon de lave qui bloque la cheminée du Vésuve vient de sauter, que les habitants remarquent un énorme nuage au-dessus de la baie de Naples. Ce nuage a la forme d’un pin parasol, d’après les écrits de Pline le Jeune que l’on appellera au XXe siècle « panache plinien« . Ce panache est constitué d’une masse de matériaux volcaniques et de gaz plus légers que l’air. La colonne continue à s’élever, atteignant 32 km. Puis cette colonne brulante s’affaisse sur elle-même et dévale les pentes du volcan. Sur son chemin : la cité de Pompéi.
Cette catastrophe dévastatrice se dévoile au sein d’un spectacle immersif qui va nous emmener au cœur des évènements.
Dès le début des fouilles au XVIIIe siècle, la découverte de squelettes de victimes permettra d’en apprendre plus sur le déroulement de l’éruption. En 1863, le responsable des fouilles, Guiseppe Fiorelli, a l’idée de couler du plâtre dans le creux laissé par la décomposition des corps et le moulage va permettre d’appréhender la position dans laquelle la mort a saisi la victime, par exemple les derniers efforts qu’elle a faits pour éviter l’asphyxie en se couvrant le visage d’un tissu.
L’exposition des corps de quelques victimes dégage une très forte charge émotionnelle.



Martine Fumex