21 et 22 mai 2025
Nous étions seulement 10 à découvrir la capitale des ducs de Lorraine, et c’est un peu comme se retrouver entre amis. Qu’évoque Nancy pour vous ? La majestueuse place de Stanislas toute de dorures ?C’est cela, mais bien plus encore…c’est ce que nos guides vont nous faire découvrir.
Un peu d’histoire :
1000 ans d’histoire : Nancy naît vers 1050 entre deux marais de la Meurthe, à l’abri du château-fort de Gérard d’Alsace, fondateur du duché de Lorraine. En 1475, Nancy tombe sous le contrôle de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne. En 1477, le duc René II chasse les Bourguignons de la ville, qui devient, après la réunion avec le duché de Bar, la capitale du duché de Lorraine. A la fin du XVIe, un projet urbain considérable, au tracé orthogonal, multiplie par quatre la surface intra-muros.
En 1737, François III, duc de Lorraine, est contraint par Louis XV, pour des raisons politiques, de céder son duché. Ce dernier installe alors sur le trône de Nancy, son beau-père, Stanislas Leszczynski, roi détrôné de Pologne, à la mort duquel la Lorraine reviendra à la domination française. Or, nul mieux que ce Polonais ayant régné de 1737 à 1766 ne saura se faire aimer des Lorrains grâce à sa générosité et à l’établissement de fondations charitables, il embellit sa ville avec son architecte Emmanuel Héré, et soutient le développement des arts.
Puis de 1871 à 1918, Nancy accueille les populations réfugiées suite à l’annexion de l’Alsace et la Moselle par l’Allemagne.


Le Centre Historique et la collection Daum :
La place Stanislas, lieu de rendez-vous des Nancéiens. Le roi Stanislas fit construire cette place (1752-1755) comme trait d’union entre la Ville-Vieille et la Ville-Neuve. A l’époque, c’est la statue de Louis XV qui trônait au centre de la place, appelée place Royale. Détruite pendant la Révolution, la statue fut remplacée par celle de Stanislas en 1831 et la place rebaptisée du nom du Polonais. La place est entourée de cinq pavillons, les façades sont d’Emmanuel Héré, les grilles, de même que les balcons en fer forgé, rehaussé d’or sont de Jean Lamour. Un des pavillons renferme le Musée des Beaux-Arts abritant au sous-sol la magnifique collection Daum. A travers cette exposition de 300 pièces, nous allons découvrir l’évolution de la manufacture du début du 20è siècle à nos jours.
L’Arc de Triomphe, construit pour honorer Louis XV. La façade, qui regarde la place Stanislas est d’inspiration antique. La partie droite est consacrée aux dieux de la Guerre, la partie gauche aux déesses de la Paix
La place de la Carrière servait, au 16è siècle, aux joutes, tournois et autres fêtes. Ce fut le point de jonction entre la Ville-Vieille et la Ville-Neuve. Elle est encadrée par de beaux hôtels du 18è. La place de la Carrière est fermée par le Palais du Gouvernement, ancienne résidence de l’intendant de Lorraine.





La Ville-Vieille, ville médiévale et Renaissance est le cœur historique de Nancy. La Grande-Rue traverse toute la Ville-Vieille du nord au sud, elle était empruntée par les ducs de Lorraine qui faisaient leur entrée dans la capitale. Belles demeures Renaissance, places, hôtels particuliers, la basilique St-Epvre, l’Eglise et le couvent des Cordeliers, le Palais ducal.



Nous déjeunons à l’Escale dans la Ville-Vieille.
Art nouveau dans le centre ville :
Nancy possède un patrimoine Art nouveau remarquable. Entre 1890 et 1914, les notables ayant le goût du contemporain se font construire des villas dans le style Ecole de Nancy. Cet art déploie des arabesques inspirées de formes végétales est appelé en France « style nouille ». Dans les arts décoratifs, l’Ecole de Nancy est créée par le verrier Emile Gallé aux côtés de Louis Majorelle et de Victor Prouvé.
Nous visitons le quartier commerçant, la rue des Dominicains. L’intérieur de la pharmacie du Ginkgo est orné de motifs rappelant l’arbre connu en Extrême-Orient pour ses vertus thérapeutiques, le Crédit Lyonnais et sa verrière aux clématites, et autres édifices qui reflètent le dynamisme de la ville, tels que la brasserie l’Excelsior, aux lustres Majorelle/Daum, mobilier Majorelle, vitraux de Gruber, puis la chambre de commerce ornée de ferronneries de Majorelle et de vitraux de Gruber.




Nous dînons à la brasserie l’Excelsior.


La Villa Majorelle :
C’est en sur-chaussures que nous visitons la Villa Majorelle. De son vrai nom, villa « Jika » (l’épouse de Louis Majorelle s’appelait Jeanne Kretz, J.K.) cette maison, conçue en 1899 par l’architecte parisien Henri Sauvage fut construite par l’ébéniste Louis Majorelle. Première maison Art nouveau de Nancy, elle s’élevait à l’origine dans un vaste parc, en bordure de la ville. A l’intérieur la salle à manger (cheminée et boiseries) est particulièrement remarquable. En se promenant dans le jardin qui entoure la villa, on peut constater qu’aucune des façades ne se ressemblent.



Le musée de l’Ecole de Nancy :

Ce musée est consacré au courant artistique de l’Art nouveau nancéien connu sous le nom d’Ecole de Nancy ; il est aménagé dans l’ancienne propriété d’Eugène Corbin, grand mécène du mouvement. Les collections exposées sont formées de salles aménagées dans le style Art nouveau (chambre, salles de bains, bureau, salle à manger), de vitrines consacrées aux œuvres d’Emile Gallé ou de la manufacture Daum, et de dessins d’Henri Bergé. Parmi les artistes exposés, on peut citer Victor Prouvé, Eugène Vallin, Louis Majorelle et Jacques Gruber. Dans le jardin du musée, un aquarium, curieux édifice circulaire, un monument funéraire et la statue de Louis Majorelle.



Nancy ne se résume donc pas à une place, si illustre soit-elle. Nancy c’est aussi une ambiance sympa, une population estudiantine importante, des terrasses de café, elle a su nous charmer et mérite d’être découverte ou redécouverte.