En avant-première de notre évènement festif de l’année, le jeudi 13 juin 2024
Vous vous êtes inscrits, très bonne idée ! voici quelques informations pour préparer votre journée. Peut-être vous donneront-elles l’envie d’en chercher encore plus !
Cette région présente de nombreux attraits en raison de la présence de lacs, de forêts, de sommets enneigés et de sites historiques permettant d’assurer une certaine activité touristique.
Un peu de géographie : le plateau matheysin ou Matheysine

La Matheysine (ou Matacena) est une région naturelle du sud de l’Isère formée d’un plateau qui s’élève en moyenne à l’altitude de 900m, entouré de montagnes correspondant à la partie occidentale du massif du Taillefer. Cette région, dont la localité principale est La Mure, dans la communauté de communes de la Matheysine, est délimitée :
- à l’est par la vallée de la Roizonne et le col de la Morte, ce sont les sommets du Grand Serre (2141 m) et du Tabor (2389 m) qui séparent le canton de La Mure et celui de Valbonnais
- au sud par les vallées de la Bonne (Valbonnais) et du Drac, qui sépare la Matheysine du Trièves
- à l’ouest par la vallée du Drac, qui sépare la Matheysine du Vercors
- et enfin au nord par la vallée de la Romanche (350m), la côte de Laffrey montant depuis Vizille
Il s’étend sur un peu plus de 20 km du nord au sud et 13 km d’est en ouest.
Géologie
Le socle cristallin du plateau matheysin est un large couloir creusé et modelé au Quaternaire par les glaciers, mais également traversé par la faille de Pétichet et qui suit grossièrement le tracé de l’accident médian de la chaîne de Belledonne.
Le sous-sol du plateau matheysin a longtemps fourni un excellent anthracite qui a fait la fortune de la ville de La Mure et entraîné une rapide urbanisation de son secteur.
Le dossier à télécharger ci-après donne toutes les explications sur les zones humides et la relation avec le sous-sol de la région.
Histoire : la mémoire minière
En parcourant le plateau on ne tarde pas à observer les vestiges d’anciennes mines qui marquèrent la vie pendant plusierus générations. Quelques chevalements, les sombres monticules de terrils, des halles à charbon, plusierus bâtiments indiustriels du XIXè et d’anciennes cités ouvrières toujours présents dans le paysage, témoignent d’une intense activité minière.
La présence d’anthracite sur le plateau était connue depuis le moyen-âge mais l’exploitation industrielle ne s’amorça qu’au XIXème siècle. En 1946 la nationalisation de quatre entreprises et concessions minières de la matheysine déboucha sur la création des Houillères du Dauphiné, vite rattachées aux Houillères du sud de la France.
De 1948 à 1970 le rendement par mineur tripla grâce à la modernisation du matériel pour atteindre un peu plus de 3000 tonnes par an et par mineur. En 1966 au maximum de leur activité la production de charbon atteignit 791000 tonnes (seulement 1,5 % de la production française). Les Houillères employaient alors 3500 personnes. Avec 400m de profondeur le puits des Rioux était le plus important et alimentait tout un réseau de galeries connectées. D’autres galeries s’amorçaient depuis la surface, comme à la Motte d’Aveillans.
Les coûts d’exploitation deviennent ensuite non compétitifs par rapport au charbon étranger. Le site de Villaret, le dernier en activité sur le plateau, ferma définitivement ses portes le 28 mars 1997, mais les chevalements du Villaret, à Susville et des Rioux à Prumières, sont encore fièrement dressés dans le ciel, attendant le retour des mineurs de fond…
Tourisme
La petite histoire du Petit Train
Inaugurée le 24 juillet 1888, le chemin de fer de La Mure desservait les mines et descendait de La Mure à Saint Georges de Commiers. Il a imposé 6 ans de travaux et la construction de plusieurs dizaines d’ouvrages d’art, dont 6 grands viaducs et 18 tunnels. La ligne à voie métrique s’étire sur une 30 aine de km avec 600m de dénivelation. Elle fût l’une des toutes premières électrifiées en France en 1906 grâce à la construction d’un premier barrage à hauteur de Monteynard en 1897 par la société Grenobloise de Force et Lumière. Transformée en ligne touristique dans les années 80 elle devient une des grandes attractions de la région pour la beauté et l’audace de son tracé au-dessus des gorges du Drac. Fermée à cause d’un éboulement de roches sur la basse vallée du Drac, la ligne a fait l’objet de travaux de 2010 à 2021 qui ont permis sa réouverture partielle.
Après rénovation complète, l’exploitation touristique a repris entre la Mure et un belvédère sur les gorges du Drac s’y est ajouté.
La mémoire visuelle des Houillères : la Mine Image
Installé dans une ancienne mais authentique galerie de mine sur la commune de La Motte d’Aveillans le musée révèle avec fidélité le travail des mineurs de fond et l’histoire des Houillères du Dauphiné.Grâce à la présentation d’un important matériel, de témoignages, de scènes recontituées, le public peut pleinement prendre conscience de ce que fût le travail de la mine autrefois.La Mine Image est le fruit du travail et de la détermination d’une poignée de bénévoles, dont plusieurs anciens mineurs, soucieux de préserver la mémoire industrielle du plateau matheysin, et ils ont parfaitement atteint leur objectif !
Ci-après le dossier pédagogique fourni pour les jeunes visiteurs, mais comportant de nombreuses informations intéressantes pour tous !
La vallée du Drac et le lac du Monteynard
Le Drac, affluent de l’Isère, prend sa source dans le parc des Ecrins. Dans le Trièves et la Matheysine le Drac s’enfonce dans de profondes gorges seulement franchies par deux ponts, celui du Sautet et celui de Ponsonnas, un ouvrage remarquable (103m) servant au saut à l’élastique.
Rejoint par la Romanche et la Gresse c’est un torrent tumultueux qui a été endigué sur la fin de son cours dès le 17è pour protéger Grenoble en repoussant son confluent au nord de la ville.
Pas moins de 6 barrages et 10 centrales hydroélectriques ont été construits sur le cours du Drac, pour un total d’environ 700MW.
Deux points d’information EDF sont installés, à visiter librement : celui du barrage-usine du Sautet, près de Corps, et celui du Monteynard à Treffort.
La construction du barrage EdF de Monteynard-Avignonet, haut de 135m, et inauguré en 1962, a provoqué la création d’un lac qu’on aperçoit parfaitement depuis les ruines du château d’Ars, en aval et sur la rive au pied du Vercors. Il s’étire sur 16 km et couvre plus de 650 ha.
Lors de sa mise en service ce lac était le 2ème pour sa superficie après le lac de Serre-Ponçon.
Le plan d’eau est devenu un site touristique réputé attirant les amateurs de glisse aquatique grâce à la présence permanente de vent, mais aussi les randonneurs qui peuvent franchir deux passerelles himalayennes, une sur le Drac et l’autre sur l’Ebron.
La maison d’Olivier Messiaen
Elle est située au bord du lac de Laffrey sur la commune de Saint-Théoffrey. Elle rappelle la présence du compositeur lorsqu’il voulait échapper au monde de la ville entre 1936 et 1991. Il jouait régulièrement de l’harmonium à l’église de Saint-Théoffrey qu’il a contribué à restaurer. Le compositeur repose aujourd’hui dans le cimetière de la commune, où sa stèle en forme d’oiseau stylisé en marbre blanc de Carrare, porte, gravé en caractères d’or, un extrait de son œuvre Harawi. Le compositeur était un ornithologue émérite. Le chant des oiseaux a nourri sa musique. Il a pu transcrire de nombreux chants d’oiseaux qui vivaient autour de sa demeure, « les premiers musiciens du monde ».
Une curiosité : la Pierre Percée
Une des « sept merveilles du Dauphiné », la Pierre Percée, arche naturelle haute de 3m et large de 5,5m située sur la commune de Pierre-Châtel, domine le plateau depuis le sommet de la colline des Creys.
Dénommée autrefois « Roche Percée », « Pierre Pertuisade » ou « Pierre Pertuisée », une légende, rapportée par Pierre Berthier (auteur d’un Historique du canton de La Mure) prétend qu’il s’agirait de la pétrification du corps d’un serviteur du Diable, nommé « Folaton », mythe évoqué dans un ouvrage de Gabrielle Sentis, La légende dorée du Dauphiné.
Tout aurait commencé en 1611 lorsque François de Bonne, devenu Duc de Lesdiguières, souhaita entreprendre la construction d’un mur autour de son futur château de Vizille. Mais comment financer sa réalisation ?
Alors que le duc réfléchissait, Satan lui apparu soudaint, et entre ces deux personnages machiavéliques, la conversation s’engagea. Satan promit la prise en charge du mur en échange de l’âme de Lesdiguières. Le duc ne pouvait refuser une telle oportunité mais il posa ses conditions : s’il parvenait à affectuer le tour de son domaine avant la fin des travaux, le diable ne pourrait rien exiger.
Marché Conclu ! Pendant que Lesdiguières s’élançait sur son fidèle destrier, tout une armada de diablotins se mit au travail sous les ordres de Folaton. Une course folle s’engagea et, lorsque Satan crut tenir sa victoire il vit soudain le cheval de Lesdiguières franchir le dernier pan de muraille. Sa queue resta coicée dans les dernières pierres, mais le duc la trancha d’un coup d’épée. Fou de colère le diable assena un tel coup de pied à Folaton qu’il le projeta au-dessus du plateau matheysin avant de la pétrifier sur place. C’est ainsi que serait née la Pierre Perçée.
Histoire : Napoléon
Une statue se trouve à la sortie du village de Laffrey.
De retour de l’ile d’Elbe, Napoléon 1er débarque à Juan les Pins, prend la route des Alpes, actuelle route Napoléon (N85), pour gagner Paris.
Après avoir passé la nuit du 6 mars 1815 à Corps, il passe par La Mure et se dirige sur Grenoble.
C’est là qu’il rencontre les troupes royales chargées de l’arrêter et que les troupes se rallient à lui pour monter à Paris.
Sources :
wikipedia
guide Isère Secrète de Jean Daumas
sites internet : maisondutourisme38770.fr, la Mine Image, le Petit Train de La Mure, EDF