Le 6 février 2026
Le centre d’histoire de la résistance et de la déportation (CHRD) retrace l’histoire de la Seconde guerre mondiale, particulièrement à Lyon.

Le 6 février 2026, 3AFL visite le CHRD, dont le thème abordé par notre guide sera plus précisément la Résistance à Lyon.
L’histoire du musée
A la fin du 19ème siècle, le bâtiment accueille l’Ecole du service de santé militaire.
Entre les printemps 1943 et 1944, ce bâtiment a été occupé par la Gestapo, dirigée par Klaus Barbie. L’école a été touchée par le bombardement du 26 mai 1944 qui a notamment détruit le bâtiment de façade donnant sur l’avenue Berthelot. La Gestapo a été contrainte de déménager au 33, place Bellecour.

A la fin de la guerre, la Ville de Lyon a confié la réfection de l’Ecole du service de santé militaire aux architectes Victor Clermont et Etienne Deschavannes. La façade détruite n’a pas été rebâtie mais remplacée par un portique. Le chantier s’est achevé en 1962. En 1981, l’Ecole du service de santé militaire a été délocalisée à Bron.
Le bâtiment accueille aujourd’hui un ensemble d’institutions à vocation scientifique, culturelle et éducative baptisé Centre Berthelot, dont le CHRD fait partie.
La Résistance :
Lyon est le principal foyer de résistance en zone sud. La ville accueille dès 1940 les trois grands mouvements de la zone libre – Combat, Franc-Tireur et Libération – auxquels s’ajoutent des groupes issus des milieux catholiques, communistes et francs-maçons.




A partir de 1942, tous les mouvements de résistance de la zone libre ont établi leur quartier général dans la ville. C’est Jean Moulin qui accélère la coordination des mouvements, ce qui aboutit à leur unification progressive. Lyon est le principal nœud de liaison entre la résistance intérieure et la France libre.

En 1943 et 1944, malgré une répression intense conduite par la Gestapo sous Klaus Barbie et la Milice de Paul Touvier, les actions armées, les sabotages et la presse clandestine se multiplient. A la Libération, le général de Gaulle salue Lyon comme « la capitale de la Résistance française »


Lyon dans la guerre 39-45 :
Au fil de la visite, on découvre une collection d’objets légués par d’anciens résistants et déportés, des photographies, des documents d’archives et des témoignages audiovisuels qui permettent de comprendre l’histoire de Lyon pendant l’Occupation. On y retrouve une reconstitution d’une petite place de la Croix-Rousse, l’intérieur d’un appartement et une cave aménagée en imprimerie clandestine.


« Le mot RESISTER doit toujours se conjuguer au présent »
Citation extraite d’une interview de Lucie Aubrac accordée au journal Le Monde en janvier 1997
Texte de Martine FUMEX