Initiation à l’aviron


Ce jeudi matin 12 membres 3AFL, soit 3 équipages, répondaient à la proposition d’essai de navigation à l’aviron sur la Saône à Caluire ; le soleil et une température agréable de l’ordre de 25°C étaient au rendez-vous.

Accueil des participants par Bernard Fontaine, secrétaire du club ACLC


La matinée débutait par un petit café au bar et l’accueil du secrétaire général du club qui en a rapidement retracé l’historique : créé en 1879 à Lyon, d’abord magnifiquement installé à Collonges au Mont d’Or, à proximité du restaurant Bocuse, puis expulsé en raison de la création d’une nouvelle route en bord de Saône, le club a alors trouvé refuge dans l’ancienne maison éclusière de Caluire, propriété CNR où logeaient le personnel en charge du barrage à aiguilles de l’ile Barbe et son écluse, toujours visible. Le club, fort de 400 membres environ se partage en une section compétitions (jeunes et vétérans) très active et une section loisirs axée sur la pratique sur la Saône et des randonnées en France, Allemagne, Belgique, Hollande, Portugal, Italie… en week-end et pendant les vacances.

Après quelques consignes générales, les participants 3AFL partent vers le tank à ramer pour un premier apprentissage à terre du geste de « nage » (qui veut dire ramer) puis le ponton d’embarquement pour la mise à l’eau des 3 yolettes (embarcations à 4 rameurs + 1 barreur). Suivis de Jean-Paul à la prise de photos, fort des indications reçues, les 12 rameurs quittent alors le ponton et traversent la Saône vaille que vaille.

L’aviron se pratique seul (en skiff), à deux (en double), quatre ou en huit, en pointe (chaque rameur a un seul aviron) ou en couple (chaque rameur actionne deux avirons). La discipline reine aux jeux olympiques, en Angleterre à Oxford et Cambridge, et un peu partout dans le monde est le huit de pointe avec huit rameurs et un barreur, qui peut atteindre 23km/h au maximum de sa vitesse. Les bateaux de randonnée tels que les yolettes, un peu plus large, naviguent eux sur de longues distances à environ 9 à 12 km/h.


Chacun alors réalise combien peut-être délicate la mise en œuvre de ces avirons bien encombrants… et pourtant, les trois équipes réussissent finalement à effectuer le geste :
« bras-dos-jambes / jambes-dos-bras » …
en gardant peu ou prou l’équilibre du bateau… se coordonnant avec les autres membres d’équipage tout en s’assurant d’aller dans la bonne direction, évitant de plus les péniches, bateaux de croisière et autres embarcations !

Grace à quoi une course put bientôt être lancée, course de 400 mètres durant laquelle les trois équipages donnent le maximum et se comportent fort honorablement.

Après une petite phase d’apprentissage, ils se sont rendus compte qu’il peut être bien agréable de se propulser par soi-même sur l’élément liquide dans la verdure parmi les cygnes et les héron ; lorsque tout l’équipage est coordonné, la coque semble glisser sur l’eau sans efforts ; C’est alors qu’on apprécie la navigation … et le retour à terre, certains sujets au mal de terre, mais tous content de retrouver la terre ferme et le bar, accueillis par Alain Ceccon, ancien compétiteur, actuel président du club, pour une boisson rafraîchissante bienvenue.

Certains auront envie de continuer, d’autres pas, mais tous semblaient s’accorder au retour, puis au repas pris « Entre Nous » chez Lucie que la matinée d’aviron au soleil fut fort agréable et que l’essai valait d’être tenté. Jean-Louis nous fit la réflexion qu’à l’issue de cet exercice qui sollicite les bras, le dos, les jambes … et la tête, il se sentait aussi fatigué physiquement que mentalement => cette activité qui demande une grande concentration lui avait littéralement « vidé la tête » nous a-t ’il confié.

Mode de gouvernance en réalité peu utilisé en aviron !

Bruno MORIN